lundi 14 juillet 2014

La réalité qui dérange





Lorsque je m’adresse à un public massif ou à une personne qui ne me connait pas et n’a jamais rien lu de moi, j’utilise parfois le terme de « naturologue Gnosis » pour répondre à la question « que fais-tu dans la vie ? », très souvent signifiant « quel est ta profession ? » (ce que je trouve d’ailleurs très réducteur).

De ce qu'est la naturologie classique, je l'explique ici. Comme dit précédemment, elle est incomplète à mes yeux car soigne la plupart du temps le corps au détriment du psychisme (c'est-à-dire le pulsionnel, l'émotionnel et le mental), et lorsque ce dernier est englobé, l'approche reste plutôt bancale en raison du modus operandi : on vous soigne plutôt que de vous apprendre à mieux vous connaître, à vous prendre en main sur tous les plans de l'être, et de fait, à vous soigner vous-même, ainsi que de prévenir plutôt que de guérir.

La faute au naturologue ? Non, mais plutôt au système, prônant la dépendance, et à cette sale habitude des temps modernes : la loi du moindre effort. Deux aspects qui méritent d’être développés.

Dans notre belle société, l’argent règne en maître absolu, du moins sur le plan matériel. Et de toutes parts, les seigneurs de ce monde (lobbies pharmaceutiques, industrie agroalimentaire, compagnies pétrolières, etc.) veillent au grain, s’assurant que rien ni personne ne viendra les détrôner. C’est ainsi que le carburant sans pétrole n’a toujours pas été commercialisé, que les herboristes ont vu leur droit d’exercer supprimé dans plusieurs pays européens… Car oui, mettre à disposition une matière moins chère, à la fois efficace (si pas davantage que les produits de synthèse) et moins néfaste pour nous-mêmes et notre environnement… ce n’est pas rentable ! Imaginez qu’en plus nous apprenions à traiter la source des problèmes plutôt que tenter vainement de guérir en étouffant les symptômes, et c’est la fin des haricots pour ceux-là !

Il n’empêche, on jette la pierre à la société qui nous emmure et nous emprisonne, mais l’on oublie un peu trop souvent et facilement que si elle parvient aussi bien à nous priver de liberté, c’est qu’on le veut bien… en faisant preuve de frilosité et de paresse, bien à l’abri derrière les barreaux de notre cage dorée, la loi du moindre effort est devenu un credo à part entière !

Que diable, où est donc passé notre courage, notre audace, notre esprit d’aventure, notre désir insoutenable de découvrir et accroître nos connaissances, notre autonomie, notre indépendance, bref, le besoin viscéral et irrépressible de gagner notre liberté et en jouir ?!

Dites Grand Shtroumpf, c'est encore loin ? Non, plus très loin : ouvres les yeux et bouges ton cul...


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