mercredi 19 février 2014

Draugr et autres fantômes - 2ème partie




Voici donc déjà quelques décryptages des superstitions énumérées dans le premier article de cette série :

Le double ou alter ego physique du mort continue à vivre dans la tombe et le quitte s'il est, pour une raison ou une autre, mécontent de son sort. Il provoquera mille malheurs.

Comme cela est stipulé, il s'agit du « double » du mort, à entendre le « double étherique » ou encore le « corps vital » : il s'agit de la manifestation énergétique de la vitalité du corps physique.

La constitution de l'être est complexe, et il n'est pas constitué uniquement de ce que l'on peut voir ou toucher avec les sens physiques. Au delà de la matière, il y a, pour ce qui nous intéresse ici, le double étherique. Le corps physique est entouré de ce dernier, ressemblant à une fumée d'un gris bleuté, d'une épaisseur variant selon la santé de son propriétaire.

Lorsqu'un homme meurt, son « âme » s'en va et le corps étherique reste plus ou moins longtemps, tout dépendant de la santé du défunt lors de son vivant.

Mais c'est comme un appareil sans batterie : l'âme « batterie » n'étant plus présente, le corps vital « appareil » n'est plus alimenté et se décharge progressivement. C'est ainsi que dans les maisons hantées, les « fantômes » disparaissent progressivement au cours des années, des décennies, des siècles...

Ce type de revenant n'a pas de conscience en tant que tel, et est alimenté par une idée fixe que le défunt avait de son vivant, comme l'exprime la tradition allemande : 

les revenants se disent « Gongers », ce qui signifie « celui qui va ». Ils hantent le monde des vivants s'ils n'arrivent à reposer en paix parce que n'ayant pas accomplis ce qu'ils voulaient : déplacer un objet, réparer un méfait etc. 

Dans un autre cas, le défunt (donc cette fois « l'âme ») ne prend pas conscience de son nouvel état et continue à hanter le monde physique, se croyant encore vivant charnellement (voir le film « l'échelle de Jacob », très intéressant à cet égard).

Ce Draugr là réside sur un plan subtil que l'on nomme « bas astral », et cohabitent avec les larves, les schèmes et autres élémentaires (entités spirituelles basiques, se nourrissant de nos pensées, émotions, peurs, obsessions... : ce sont ce que certains nomment « mauvais esprits » ou « esprits-frappeurs », les « incubes/succubes » en font partie, ainsi que les « éléphants roses » des alcooliques...). 

Comme les différentes sphères d'existence s'interpénètrent, les êtres les peuplant peuvent se rencontrer et agir les uns sur les autres dans la mesure où ils vibrent à une fréquence similaire : lorsqu'une personne angoisse, ses vibrations baissent et elle attire de ce fait les entités correspondantes qui se nourriront de ses angoisses.

Pour s'en défaire, il faut brûler le corps physique du mort et parfois immerger les cendres dans la mer (ou similaire) ou dans le sol.

Ceci est simplement une pratique occulte ayant pour but d'aider « l'âme » à quitter ce monde physique en détruisant le corps charnel qui l'y lie. Le feu purifie (et libère) par la destruction, l'eau par la dissolution et la terre par la putréfaction. 

Les rites qui se rattachent à cette pratique sont, pour certains, encore pratiqués, sans pour autant que leur réelle raison d'être (c'est-à-dire occulte) soit toujours connue : l'enterrement du défunt, l'incinération, le bûcher funéraire ou encore (comme chez les anciens nordiques) une barque mise à brûler une fois éloignée sur l'eau...


Jusque là, vous tenez le coup?  Parce que ce n'est pas fini, je vous promets la suite très vite!


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