jeudi 6 juin 2013

L'avoine, pas si folle que ça!



En Sorcellerie (et les arts et sciences occultes en général), on apprend à utiliser le système des analogies.  Vous connaissez la maxime d’Hermès Trismégiste « ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, et ce qui est en bas est comme ce qui est en haut » ?  C’est ce qu’elle traduit, tout comme la Loi des Signatures de ce cher Paracelse.

Cheveux longs, idées courtes, voilà une expression bien réductrice.  Si celle-ci est la parfaite démonstration d’un obscurantisme patent, pour ne pas dire autre chose, elle exprime également une réalité en matière de symbolisme, et d'occultisme : les idées, et donc le mental, sont à mettre en rapport avec les cheveux.

En onirologie, la science des rêves (sur laquelle repose l’oniromancie), si vous rêvez que vous vous rasez, par exemple, les cheveux, cela peut signifier que vous faites, ou cherchez à faire, le « vide » dans votre esprit, de le « nettoyer » afin de l’équilibrer, et permettre à de nouvelles idées de germer. En magie féminine, on utilise le brossage des cheveux afin de se mettre en état de transe.  

Voilà quelques exemples de la mise en application du système analogique en rapport avec les cheveux. Et le pourquoi de l’importance qu’une Sorcière (et un Sorcier) peut accorder au soin de sa chevelure : par cet intermédiaire, elle agit sur son mental.  Hé, la Nature nous a donné d’innombrables outils pour contribuer activement à notre évolution, alors utilisons-les, que diable !

Bien soigner ses cheveux n’est pas toujours chose évidente, ce n’est pas la quantité de blogs fleurissant sur la toile concernant le sujet qui me contredira. Il y en a plein de très intéressants, et pour les amateurs de lecture, je conseillerais particulièrement celui des cheveux de Mini, et celui des longs cheveux d’Ava, qui regorgent d’infos et de conseils plus pertinents les uns que les autres.

Avant tout, il faut connaître son type de cheveux : est-il fin, épais, à tendance grasse ou sèche, avec des pellicules, sujet aux fourches, … ? Pour ça, je vous renvoie chez Mini et Ava, elles vous expliqueront cela bien mieux que moi !  Pourquoi est-ce essentiel ?  Car selon votre type de cheveu, les soins que vous lui procurerez ne seront pas les mêmes.  En effet, on n’utilise pas un shampooing trop riche sur un cheveu fin au risque de l’alourdir (et l’étouffer), ou un pour cheveux gras alors que les vôtres sont secs et ont besoin d’être nourris plutôt que d’être « asséchés »…

En ce qui me concerne, j’ai les cheveux blonds vénitiens foncés, donc plutôt clairs, et fins, donc fragiles.  Comme pour beaucoup de gens, ils ont une légère tendance à graisser au niveau des racines, alors que les pointes sont plutôt sèches et on une fâcheuse tendance aux fourches.

Voilà pourquoi le titre de cet article : l’avoine a la vertu de donner du volume aux cheveux fins, mais prend également grand soin des cheveux fragiles….  Ma routine personnelle, que je présente plus bas, est évidemment adaptée à mes cheveux, elle n’est pas à copier aveuglement, je la partage pour expliquer un modus operandi, et j’espère, permettre à ceux qui le souhaitent, de mieux comprendre comment prendre davantage soin de sa « tignasse » !

Les mauvaises habitudes à éradiquer :


  • Se laver les cheveux trop souvent : deux fois par semaine est amplement suffisant. Répéter les lavages trop fréquemment ne fera que les fragiliser, et ils graisseront de plus en plus vite… mieux vaut donc progressivement les espacer et prendre son mal en patience, les cheveux s’équilibreront progressivement.
  • Se brosser/peigner les cheveux avec n’importe quoi : on oublie le plastique qui « électrifie », le bois qui abîme, et on opte pour la corne, le matériau le plus proche de la nature des cheveux, et donc le plus respectueux.
  • Se brosser/peigner à tout bout de champ : ça les abîme et les graisse… on se peigne les cheveux le matin pour défaire les nœuds (et après la piscine ou autre activité « ébouriffante »), on les brosse pour aider le sébum à nourrir les longueurs et les pointes, puis c’est tout !
  • S’attacher les cheveux régulièrement, oui (cela leur évite les frottements sur les vêtements, etc.), mais pas avec n’importe quoi : on oublie les élastiques en caoutchouc (est-il vraiment utile de le préciser ?!), et ceux avec une partie métallique, on prend garde aux pinces qui irritent et pincent le cuir chevelu, et on évite les coiffures trop serrées.
  • On se coupe les cheveux au moins une fois tous les 4 mois, je me gronde moi-même régulièrement car j’ai du mal à m’y coller… Quoi qu’on en dise, j’utilise le calendrier lunaire, et l’astre de la nuit a réellement de l’effet sur moi ! Pour tester, voyez ici (ça marche aussi pour l’épilation, expérience à l’appui !).
  • On évite autant que faire se peut le sèche-cheveux, et s'il faut vraiment l'utiliser, on opte pour un appareil étudié pour réduire l'impact négatif sur les cheveux, comme par exemple ceux ayant un embout ciblant mieux le souffle (ce qui réduit le temps de séchage), une option "air froid" (même si le résultat est plus souvent tiède que froid) et disposant d'un câble de raccordement assez long pour que l'on puisse le tenir à bonne distance de la tête.

Les shampooings du commerce, même bio, sont trop concentrés, il est donc bon de les diluer dans 50% d’eau, soit minérale ou de source (ou filtrée via une carafe Brita par exemple), soit un hydrolat adapté à son type de cheveux (tilleul pour les cuirs chevelus sensibles, lavande pour les cheveux gras…).  L’eau du robinet n’est pas idéale car souvent trop calcaire.

Pour ma part, je prépare du gel à base d’eau et de gomme xanthane (ne pas oublier le conservateur !), j’y ajoute un peu de protéines de riz pour fortifier la fibre capillaire et des huiles essentielles adaptées à mon cheveu, selon mon envie ou besoin (he de citron pour éclaircir et agir sur l’excès de sébum, de romarin pour fortifier…). A ce mélange, j’ajoute 50% de shampooing bio, en ce moment celui au lait d’ânesse de la marques Ânes d’Autan, adoucissant et nourrissant. 

Il est bon de combiner son shampooing à un après-shampooing, surtout pour le démélage, toujours adapté à la nature de ses cheveux, le premier à appliquer sur la racine (lors du rinçage, il coulera sur les longueurs, ce qui suffira à les nettoyer), le suivant à appliquer, après rinçage du shampooing, sur les pointes et laisser poser quelques minutes.  Actuellement, je teste l'après-shampooing à l’avoine de Weleda, nouveau-né de la marque, et j’en suis très satisfaite.  En plus, il sent très bon…

EDIT 2015 : Depuis, je n'utilise quasi plus de shampoing du commerce, même bio, les rares occasions sont plutôt de l'ordre du dépannage. De même, je me passe de plus en plus d'après-shampooing et mes cheveux n'en s'en portent que mieux! A mon soin lavant (henné, shikakai, lait d'avoine maison et autre préparations maison généralement no-poo), je rajoute par contre systématiquement un dernier rinçage au vinaigre, qui combat le calcaire de l'eau et s'occupe de déméler les noeuds (rares chez moi il faut l'avouer). Enfin, de temps en temps, un masque soit au miel (pur ou additionné d'huile de ricin) soit à l'avoine (décoction filtrée de flocons d'avoine), que je laisse poser au moins une demie-heure, la tête enturbanée dans du film alimentaire (oui, c'est très sexy!)

Pour le dernier rinçage (donc on ne rince pas à nouveau ensuite), il est conseillé de se déverser un litre d’eau fraîche, ou froide si on y arrive (ce qui va refermer les écailles du cheveu), sur les cheveux, additionné de deux cuillères à soupe de vinaigre de cidre, qui donnera de la lumière à votre crinière, aidera au démêlage et neutralisera le calcaire de l’eau courante.

Si vous avez du mal à passer du shampooing du commerce au home-madee préconise d’employer son shampooing classique (bio s’il vous plaît, évitons d’empirer notre cas…) une fois sur deux. Et lorsque l’on ne se « shampooine » pas, on fait quoi ?  Hé bien on se tourne vers les plantes riches en saponines (tensioactifs naturels), pour ma part il s’agit du shikakaï, aux vertus nettoyantes, mais également stimulantes fortifiantes et antipelliculaires.

Mon mélange personnel se compose ainsi : 3 parts de shikakaï, 2 parts d’henné blond (henné neutre* et matricaire) et 1 part de poudre d’avoine (appelé « crème » d’avoine dans le commerce).  J’y ajoute un petit peu de mon huile capillaire (huile de ricin et de jojoba, he de citron, géranium rosat, Bay Saint-Thomas, cèdre de l’Atlas, sauge sclarée et co2 de romarin) et enfin de l’hydrolat de matricaire ou de tilleul afin d’obtenir un consistance mi pâteuse, mi crémeuse, aisée à appliquer, qu'on laissera poser 5 minutes avant de rincer.

Régulièrement, je me masse le cuir chevelu avec un peu de teinture-mère d’ortie piquante, reconnue pour ses vertus stimulantes et équilibrantes du sébum.

Je vais m’arrêter ici pour aujourd’hui, mais n’hésitez pas à me laisser vos commentaires ici ou sur facebook si vous avez des questions.


* De temps à autre, j'utilise le mélange de 50% d’henné blond et 50% d’henné d’Egypte.  Il s’agit de deux plantes différentes, Cassia obovata ou italica (pour le henné neutre, et donc incolore, utilisé dans le mélange pour cheveux clairs) et Lawsonia inermis (pour le henné d’Egypte apportant une teinte cuivrée, voire carrément orangée). On leur prête les mêmes vertus (fortifiant, asséchant donc utile en cas d’excès de sébum, apporte volume, brillance…) mais il s’agit tout de même de deux plantes différentes, et dans cette variante de shampooing je peux ainsi profiter des qualités de l’une et de l’autre…

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