dimanche 10 mars 2013

S'adapter ou mourir!




Un credo que beaucoup de survivalistes et de combattants partagent, moi y compris. Celle qui nous l’enseigne le mieux reste encore la Nature, de par l’évolution des espèces, une épopée on ne peut plus extraordinaire… Mais commençons par le début...

Qui ne voudrait pas avoir plus de temps pour profiter un maximum de la vie ? Qui ne s'est pas, au moins une fois, creusé les méninges en espérant dégoter LA recette ? Ne cherchez plus, la voici : trouver SON équilibre

Son équilibre ? Oui, car nous avons tous une vie différente, ou plus probablement, une manière différente de l’appréhender. Nous avons tous notre tempérament bien à nous, des besoins et des projets personnels qui nous sont propres. L'équilibre de l'un ne sera donc pas forcément celui de l'autre, et vice versa.

Mais une constante universelle, car elle reviendra toujours et pour tous, c'est le mécanisme de cet équilibre : établir un juste milieu entre repos et activité, entre « inspir » et « expir », et le respecter au mieux. Non pas de manière statique, mais en perpétuel mouvement : car, amis funambules sur la corde de la vie, stabilité n'est pas rigidité, sans souplesse (adaptabilité ! On y reviendra...) vous tomberez au moindre coup de vent...

Voilà tout le paradoxe du temps : il ne peut ni se gagner ni se perdre, tout est question d'en user avec conscience (de soi, pour commencer, ce qui est déjà bien et pas forcément évident !) et sagacité pour l'optimiser au mieux. Croyez-vous vraiment qu'en cherchant continuellement à courir plus vite que la musique, vous parviendrez à en grappiller davantage sans risquer, au bout d'un moment (parfois très court... toujours trop court!), de le voir désespérément s'écouler, sans rien pouvoir y faire, car votre esprit, votre cœur et votre corps exténués ne pourront plus suivre la cadence infernale que vous leur aurez imposée ?

Bref, « gagner » du temps, c'est se rendre capable de le prendre pour instaurer un juste équilibre. Et comment l'instaure-t-on celui-là ? Nous y voilà, avec l'adage en titre de cet article : s'adapter... ou mourir !

S’adapter, oui, mais pourquoi ? Évoluer pardi ! Certains s’en fichent, d’évoluer, d’avancer dans la vie et de l’enrichir, de développer leur savoir, etc. ? Hé bien que ceux-là arrêtent de me lire et oublient ce blog, ils perdent leur temps ici, sans mauvais jeu de mots…

S’adapter, oui, mais à quoi ? À tout ce qui fait notre vie : notre entourage, notre environnement, nos activités, nos besoins vitaux, nos objectifs… Alors, non, il ne s’agit pas de se contraindre sans cesse, mais de trouver un équilibre entre soi-même et tout le reste.

S'adapter, oui, mais comment ? Voilà la grande question, et on pourrait croire que la réponse est différente pour chacun d'entre nous. Il n'en est pourtant rien ! Car s'adapter, c'est avant tout se trouver, se comprendre en profondeur, assumer ses choix pour mieux épanouir ce que l'on est, par-delà le regard d'autrui et les épreuves que met la vie sur notre chemin, semblant parfois vouloir nous faire croire que l'on n'est que son jouet...

Bref, s'adapter, c'est se prendre en main ! Trop fatiguant me direz-vous ? Rébarbatif ? Hé bien, que je sache, autant que devoir faire les courses, la cuisine, la vaisselle, le ménage, prendre le bus ou la voiture pour se rendre au travail le matin, jour après jour… On pourrait continuer la liste, encore longtemps… Mais quel intérêt de perdre un précieux temps (!) en lamentations creuses et futiles qui n'aboutiront à rien de concret ni de constructif, franchement ? Prenons ce qui « est », modelons-le à notre meilleure convenance, et en route ! Pour paraphraser ce cher Lao Tseu, mieux vaut allumer une chandelle que de maudire les ténèbres…

Alors, s’adapter, oui, mais pour bien faire, le mieux reste encore de commencer par les petites choses, celles du quotidien, celles que l’on ne trouve pas forcément très intéressantes ni valorisantes, celles que l’on remet continuellement à demain, parce que, bah, c’est un petit truc de rien du tout… Étant donné que l’homme est un être d’habitude, il serait peut-être de bon ton de se préoccuper de ces petites poussières apparemment insignifiantes, qui n’ont de cesse de se faufiler dans les rouages de notre volonté, entre autres, pour mieux nous enquiquiner… et mieux nous ralentir, un peu plus chaque jour...

Un exemple ? Soit... pour rester dans l'esprit du blog, un petit partage s'impose :

Quelque chose qui m’a souvent pris la tête depuis que je suis en âge d’indépendance, et que j’ai mis des années à gérer, c’est mon emploi du temps. Pourquoi ? Parce que je suis une perfectionniste, pour qui le travail accompli n’est jamais suffisant ni assez satisfaisant, parce que j’ai toujours plein de projets, parce que je veux satisfaire tout le monde… Des années d’introspection et de travail sur soi m’ont été nécessaires pour sortir petit à petit de ce cercle vicieux, ce qui ne signifie pas pour autant que je ne grogne plus de temps à autre, ou que je ne continue pas à travailler sur moi, bien au contraire !

Donc, voilà ma « p’tite poussière » à moi, la plus récalcitrante : adapter continuellement mon planning (et donc prendre le temps pour ce faire!) à ce que je suis et fais, établir un juste milieu entre travail et repos (c’est le plus dur, j’ai un mal fou à me poser !), sans culpabiliser, parce que je voudrais avancer toujours plus fort, toujours plus vite…

Jevous avais précédemment parlé de ma « routine », citant en exemple le détail de mon planning quotidien d'alors. Le fait que je l'adapte constamment à la vie qui est mienne (très mouvante de par mes activités personnelles et professionnelles) change régulièrement de forme (pas forcément facile à gérer, mais c'est un choix pleinement consenti et je l'assume complètement), mais le fond, lui, reste immuable : la Sorcellerie (la Nature et son art) est au centre de ma vie et tout se greffe autour de cela. Voilà l'axe et le pilier de mon équilibre à moi...

Un grand sage du passé (Pythagore, pour ne pas le citer) a dit : « celui qui fait ce qu’il peut fait ce qu’il doit ». Soyons clairs avec nous-mêmes et nos objectifs, assumons nos choix et nos actes ! Parce que se culpabiliser sans cesse, ce n’est pas instaurer un équilibre, ni s’adapter, c’est se gangrener, se tuer à petit feu…

Cet article participe à l’évènement interblogueurs lancé par des livres pour changer de vie, sur le thème « Votre meilleure astuce pour gagner du temps ». Si sa lecture vous a plu, cliquez ici et votez pour lui. Merci à tous et à toutes !

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