dimanche 11 novembre 2012

Le principe des strates – La première couche ou EMC


Neck knife - copyright Svava Aëglun



Avant tout, revenons sur le principe de l’EDC (et donc de l’EMC), qui sont comme nous l’avons vu les initiales de « Every Day Carry ». Késaco ? Simplement ce que l’on porte toujours les jours sur soi (ça, vous l’aurez compris !), dans ses poches et/ou dans son sac à main/bandoulière/dos.

Mais la différence entre beaucoup de sacs à main (pour prendre cet exemple) « standards » et l’EDC est que ce dernier contient tout ce qu’il faut (ou presque, vu que sa taille reste tout de même limitée) pour parer à la plupart des aléas d’une journée lambda, et même un peu plus.

Il n y a pas d’EDC idéal, il n’y que l’EDC qui correspond à son utilisateur. En d’autres termes, l’EDC (et cela vaut pour toutes les autres sortes de kits) devrait toujours :

  1. être personnel, c’est-à-dire, assemblé par celui qui le porte et l’utilise, même s’il reposera toujours sur les mêmes fondamentaux (la règle des trois) ;
  2. contenir des outils/ustensiles correspondant, d’une part, au mode de vie de son porteur (milieu, profession, etc.), et d’autre part, à ses connaissances et compétences (avoir le gadget dernier cri et être incapable de l’utiliser n’a pas beaucoup de sens !)
  3. évoluer avec celui qui le porte : les besoins, le mode et milieu de vie peuvent changer, les connaissances et compétences s’étoffer…

On trouvera quelques exemples d’EDC sur des forums s’intéressant au sujet, comme celui de Survie et Vie Sauvage, ou encore sur des blogs tels que celui de Vol West. Une excellente synthèse des kits (EDC, mais pas seulement) est également disponible sur le Survival Wiki. Tout ceci peut se révéler une intéressante source de réflexion dans la mesure où l’on prend la peine d’adapter le contenu de son propre EDC à ce que l’on est, à ce que l’on connaît et sommes habiliter à faire/utiliser (rien ne nous empêche de développer nos compétences !), son environnement, à ses activités (professionnelles ou non), etc.

Je compte vous présenter dans un prochain article mon EDC urbain actuel (ce que la plupart nomme communément « sac à main », mais que je préfère appeler sacoche). Urbain parce que je vis dans une zone du même nom et que j’emporte ce kit avec moi dès que je sors (maximum pour la journée, du matériel s’ajoute si je pars de chez moi pour plus longtemps ou si je vais dans la nature). Actuel parce qu’il a évolué avec le temps, au gré de mes nouveaux acquis (connaissances et compétences) et de mes besoins. Et que bien entendu il continue à évoluer…

Ici, je parlerai du contenu de mon EMC, c'est-à-dire la première couche du principe des strates, celle que je porte à même le corps et que j’enlève seulement une fois chez moi. Il se constitue des items suivants :

  • Des vêtements confortables et polyvalents adaptés à mes activités (boulot et rando, pour faire abrégé) : t-shirt et pantalon (treillis ou jeans), un ou plusieurs pulls selon la température (je fonctionne par couches ici aussi, ce qui permet une régulation thermique plus efficace), une veste coupe-vent et déperlante (elle n’est pas faite pour me tenir chaud, ça c’est le rôle des pulls), une paire de chaussures montantes de sécurité (et s’il fait vraiment chaud, je les troque contrer des baskets de sport).
  • Dans les poches de mon pantalon (treillis ou jeans, dans les rares cas où je porte une tenue sans poches, ce kit se retrouve dans ma sacoche) les élémentaires que sont portefeuille (porte-carte dans mon cas), porte-monnaie, téléphone portable (le premier outil qui vous permettra d'appeler la police, les pompiers ou le SAMU en cas de pépin!) et trousseau de clés. Lorsque je suis en treillis, je bénéficie également de poches sur la  jambe, ou se retrouve paquet de mouchoirs, carnet de notes et stylo en métal (je parlerai de ces items dans l'article sur l’EDC).
  • Autour du cou, un petite lame fixe que l’on appelle « neck knife ». Je me dois d’être honnête, j’apprécie beaucoup les couteaux, et il y en plusieurs disséminés dans mes différents kits. Celui-ci me sert essentiellement à ouvrir cartons, sachets…
J’ai parlé d’un trousseau de clés (attaché au passant de ma ceinture par un petit mousqueton), mais je dois préciser qu’à celui-ci sont accrochés divers autres items :
  • Un porte-clé ResQMe, petit ustensile prévu initialement pour les automobilistes (conducteur ou non), muni d’une fine lame permettant de couper une ceinture de sécurité, et d’un marteau qui, appuyé contre une vitre, permet de la briser.
  • Un mini couteau pliant, qui fait le travail du neck knife lorsqu’il ne m’est pas possible de porter ce dernier (en raison de ma tenue vestimentaire).
  • Une petite lampe photon à éclairage rouge (cette couleur, avec le vert, détériore moins la vision nocturne que la lumière blanche ou jaune) qui me sert essentiellement à trouver la serrure lorsqu'il fait nuit (mais on s'en sert aussi pour signaler sa position, pour chercher quelque chose dans son sac...). Je l'ai acheté à un professionnel sur eBay, du coup elle m'a coûté deux à trois fois moins cher que ce que l'on trouve dans les magasins de sport/luminaires par chez nous...
  •  Une petite capsule en aluminium, étanche et très légère, qui peut contenir un billet de banque enroulé. Ce dernier, je l'utilise uniquement lorsque je ne peux pas faire autrement. Imaginez-vous un soir, vous sortez du cinéma (ou restaurant, discothèque, etc.), vous n'êtes pas en voiture, il n y a plus de transports en commun, votre porte monnaie est exsangue et pas de distributeur aux alentours... la seule solution pour rentrer à la maison, c'est de prendre un taxi...
Enfin, dans les poches de ma veste se trouvent :
  • Un bonnet fin en laine mérinos (plus douce sur la peau que la laine conventionnelle) car les déperditions de chaleur sont les plus importantes au niveau de la tête, du cou et du torse.
  • Un buff en mérinos en hiver et un foulard en soie le reste du temps, matière douce au toucher, tenant chaud et ne gardant pas les odeurs.
  • Une paire de mitaines ou de gants en hiver permet également de jouer sur la régulation thermique.
  • Une petite lampe frontale à ce format de lampe est intéressant de part son aspect compact, sa légèreté et sa possibilité de la fixer au poignet ou sur la tête (ce qui permet de garder les mains libres, indispensable de nuit en forêt), voire même sur son sac (je reparlerai de l'utilité de la lampe torche dans l'article sur l'EDC).

Dans le prochain article, j’aborderai un point qui en turlupine plus d’une (et plus d’un !) : autonome vs féminité, un faux antagonisme !


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