mercredi 13 juin 2012

Vous avez dit savon?





Cela fait quelques années maintenant que le savon à déserté ma salle de bain.  Ou quasi... Flashback :

Expérimentatrice patentée en matière de « tambouille » (à comprendre : « je prends un peu de ceci, un peu de cela, oh et si je mettais de ça aussi! »), et forcenée du « retour au source »... à l'odorat assez fin et de fait allergique, au propre comme au figuré, au synthétique et artificiel... j'en suis venue à vouloir échanger un maximum de ce qui trône sur le rebord de ma baignoire et orne mon armoire à pharmacie par du « fait maison ». Mais sans chichis ni paillettes, de l’écologique qui serait également économique et bon pour ma petite santé, interne comme externe.

Le savon fut un des premiers mis sur la sellette, car il est probablement le produit le plus présent en matière d’hygiène, et pour certains parfois le seul (on peut tout à fait utiliser du savon de Marseille en guise de dentifrice, ça m’est arrivé lors de bivouacs en pleine nature). Mais surtout, j’ai fini par découvrir, à force de lecture sur le sujet, que les odeurs corporelles désagréables survenant suite à la transpiration sont le fait de bactéries raffolant des parfums synthétiques dont regorgent généralement les savons du commerce (déjà que mon nez n'appréciait pas...).  

Je me suis donc mise au savonnage dans ma cuisine, à coup de soude caustique, d'eau et d'huile… Résultats certes pas fort esthétiques, mais douceur et efficacité étaient au rendez-vous ! Verdict ? Un savon qui n’irritait plus autant ma peau ni n’agressait mon odorat, aussi fin et sensible l’un que l’autre…

Moins irritant, le savon « fait maison », certes, mais tout de même... Il me restait tout de même une inconfortable sécheresse de la peau (qui n’est pas sèche au demeurant) après utilisation, malgré le lait que j’y rajoutais lors de la confection, le miel, le surgraissage, etc. J'ai donc testé le savon liquide (fait à basse de potasse et non plus de soude caustique) : meilleure tolérance.  Mais la fabrication de celui-ci étant beaucoup plus longue, cela ne rentrait plus dans mon cahier de charges (car l’économie concerne également le temps et non pas seulement les finances !). 

J'ai donc continué à me documenter, et à expérimenter… Il s’est avéré, hormis pour le lavage des mains après être passé aux toilettes, qu’un usage quotidien du savon n’est pas indispensable à moins de grosses salissures, et qu’en cas de nécessité ou d’envie d’un tensio-actif (c’est ce qui donne le pouvoir lavant au savon) doux, il suffit d’ouvrir son frigo et prendre… un œuf (le jaune plus précisément).  Dans la pratique, j’y adjoints généralement du miel afin d’à la fois faciliter l’application et bénéficier des vertus hydratantes et soignantes de ce dernier. Sans parler de sa délicieuse odeur…

Ma « routine hygiène cutanée » quotidienne dans le détail (je précise « cutanée » car font évidemment partie de ma routine de tous les jours d’autres gestes tel que le brossage de dents, l’application d’une crème hydratante ou huile de soin selon mes besoins, etc.) :

- Brossage à sec, avec une brosse douce (j'ai testé le gant de toilette, le gant loofa, le gant ceci et cela... mais tous finissent par prendre une odeur désagréable, même lavés), sur tout le corps, en insistant sous les aisselles.

- Douche tiède afin de me laver à l'aide d'une éponge (sans savon!). Ensuite douche froide pour tonifier (tout le corps en dehors de la tête).

- Une ou deux pulvérisations de mon deo « maison » (dans un spray de 50 ml : 1/5 de macérât de vinaigre de lavande + 4/5 d’hydrolat d’hamamélis + 3% d’huiles essentielles de palmarosa et de géranium) sous las aisselles, puis passage de la pierre l'alun (oui, c’est vrai, ça pique si on vient de se raser, mais jusqu'à présent je m’en suis toujours remise…).

Une ou deux fois par semaine (plus par plaisir qu’autre chose), j’utilise mon « miel de douche ». Le savon liquide (exclusivement composé d’huile végétale, d’eau et de potasse), lui, se trouve à côté de l’évier et ne me sers quasi qu’au lavage des mains…

2 commentaires:

  1. Bonjour,

    Peut être faut-il avoir la patience de faire vieillir les savons maison, ils n'en devienent que plus doux. six mois, un an…
    et aussi beaucoup les surgraisser.
    mais vous avez raison, trop de savonnags n'est pas nécessaire.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Enchantée de vous voir par ici Venezia!
      Je dois bien avouer que j'éprouve un grand plaisir à "tambouiller" (y compris en matière de savonnage), et que j'ai récemment profité de la visite de ma mère pour lui faire rapporter de la soude caustique de Belgique...
      Il est vrai aussi que j'apprécie de temps à autre l'usage d'un savon maison, plus par plaisir qu'autre chose. Comme vous le dites, il faudrait peut-être alors que je l'oublie une année dans mon armoire... cela sera peut-être la partie la plus laborieuse! :)

      Supprimer